Les provinces canadiennes annoncent l'interdiction des téléphones portables
De grands changements se sont produits dans les écoles de plusieurs provinces canadiennes pour l’année scolaire 2024-2025, avec l’entrée en vigueur de l’interdiction des téléphones intelligents.
Les interdictions varient, mais toutes ont le même objectif : réduire les distractions en classe et encourager une utilisation sûre des réseaux sociaux. Nous examinons ici les détails et les résultats obtenus jusqu'à présent.
Où sont les restrictions en vigueur au Canada?
Avec 871 000 adolescents canadiens utilisant des téléphones intelligents, les inquiétudes concernant leur impact sur les résultats scolaires et la santé mentale ont conduit plusieurs provinces à mettre en œuvre des politiques plus strictes en matière de téléphones portables. Des restrictions sont actuellement en vigueur Ontario, Saskatchewan, Nouvelle-Écosse, Manitoba, Alberta, et Colombie-Britannique.
Les provinces canadiennes adoptent des approches variées concernant l’utilisation des téléphones portables dans les écoles. Certaines, comme la Nouvelle-Écosse et la Saskatchewan, les interdisent pendant les cours pour tous les élèves de la maternelle à la 12e année. D’autres, comme l’Ontario, utilisent un système à plusieurs niveaux basé sur le niveau scolaire. Le Nouveau-Brunswick exige que les téléphones soient mis en mode silencieux et rangés pendant les cours. L’Alberta et la Colombie-Britannique permettent aux districts scolaires d’élaborer leurs propres politiques, bien que des normes provinciales existent.
Au sein des provinces, les politiques peuvent différer considérablement, certains districts concentrant les interdictions sur les élèves plus jeunes ou limitant l’utilisation aux heures non scolaires.
Les interdictions ont-elles été soutenues ?
Une grande majorité de Canadiens sont en faveur de l’interdiction des téléphones portables dans les salles de classe des écoles publiques afin de réduire les distractions dans l’environnement d’apprentissage. Dans l’ensemble, 801 % des Canadiens sont en faveur d’une interdiction, le Québec affichant le plus fort appui avec 881 %. Seuls 51 % des Canadiens sont totalement opposés à l’interdiction.
Il y avait cependant des inquiétudes, notamment du côté des enseignants, en raison du caractère incohérent des interdictions non seulement d’une province à l’autre, mais aussi d’une année scolaire à l’autre.
Selon le Record de Mission City, l'une des principales préoccupations qui a émergé de ces commentaires était de mettre la responsabilité sur les épaules des enseignants. Le média a cité un enseignant qui a déclaré que sans limites cohérentes, les élèves continueront à jouer les uns contre les autres.
GUIDE: Mode d'emploi : Interdiction efficace des téléphones dans les écoles

Que dit la recherche ?
L’adoption des téléphones intelligents au Canada a augmenté – et continue de croître – à un rythme soutenu. Selon les chiffres de Statista d’avril 2022, 871 Canadiens âgés de 12 à 17 ans utilisent des téléphones intelligents.
Les recherches suggèrent que cette forte dépendance est liée à une capacité d'attention réduite et à un déclin de la santé mentale. Le psychologue Dr Todd Cunningham a expliqué qu'une telle dépendance les distractions peuvent entraver l’apprentissage, entraînant de moins bons résultats scolaires.
Plus loin, d’autres pays constatent la même chose en retirant les téléphones portables des salles de classe – une amélioration performance académique, anxiété réduite et davantage d’interactions sociales ne sont que quelques-uns des avantages constatés.
Comment se déroule jusqu’à présent l’interdiction des téléphones portables dans les écoles ?
Les réactions anecdotiques semblent être positives concernant l'interdiction des téléphones portables. CBS News a couvert l'affaire, où ils ont interviewé des enseignants et des étudiants.
Ishaal Ali, un élève de terminale, reconnaît que les élèves plus jeunes dépensent trop d'argent sur leur téléphone, mais estime que les élèves plus âgés devraient être capables de s'autoréguler davantage, affirmant qu'ils devraient avoir la responsabilité de décider « du téléphone ou de mes notes ».
Liam Sache, un élève de 9e année, a déclaré qu'après qu'un enseignant a confisqué les téléphones en classe, c'était « probablement le meilleur résultat qu'il ait jamais obtenu dans un cours de mathématiques ».
Ce point de vue a été confirmé par le directeur du département de mathématiques de l'école de Liam, Robin Blanchard, qui a déclaré que les élèves étaient « beaucoup plus concentrés sur la tâche… ils sont très impliqués dans les cours ».
Comment les politiques et les règles peuvent-elles être améliorées ?
Le potentiel d'une éducation sans téléphone est prometteur, mais annoncer un changement radical de politique est la partie la plus facile. La difficulté réside dans la mise en œuvre et l'adhésion de toutes les parties prenantes. Sinon, laisser aux enseignants le soin d'appliquer les nouvelles règles revient à trop souvent à surveiller l'utilisation des téléphones portables.
L'enseignant canadien Robin Blanchard a donné un exemple de cela : son plus gros problème était que les parents appelaient les élèves pendant qu'ils étaient en classe, réfléchissant au manque d'adhésion avant la mise à jour de la politique de l'école.
Les étapes pourraient inclure :
- Recueillir des commentaires sur les réflexions concernant les impacts de l'utilisation actuelle du téléphone
- Expliquez aux parents, aux élèves et aux enseignants les avantages de ne plus utiliser de téléphone
- Démontrer le succès des écoles d'ailleurs
- Fournir un préavis suffisant des changements de politique prévus
- Collaborer avec les parents d’élèves nécessitant des aménagements raisonnables
- Rassurer les parents sur la manière de contacter l'école en cas d'urgence
- Mesurer et partager les résultats après la mise en œuvre
Actuellement, les écoles demandent simplement aux élèves de ranger leur téléphone ou de le rendre. Dans d’autres pays, les choses sont plus formelles, avec l’essor des pochettes verrouillables pour téléphone permettant aux élèves de garder la possession de leur téléphone portable, mais l’accès ne peut être accordé qu’à des points d’accès définis, ou par les enseignants lorsque le téléphone peut être utilisé dans une tâche ou un projet en classe.
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